Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : pas donné, mais cohérent vu la taille et les fonctions
Design : massif, pratique, mais faut avoir la place
Matériaux et finitions : costaud, mais pas indestructible
Durabilité et entretien : ça semble parti pour durer si tu en prends soin
Performance : température stable, bonne polyvalence, mais ça boit des pellets
Présentation : un monstre de 1150 avec plein de place et un gros bac à pellets
Efficacité au quotidien : tu règles, tu laisses tourner, ça cuit
Points Forts
- Grande surface de cuisson, pratique pour nourrir beaucoup de monde ou gérer plusieurs plats en même temps
- Température stable et gestion automatique qui simplifient énormément les cuissons longues
- Bac à pellets de grande capacité avec fenêtre et vidange, pratique pour les longues sessions et le changement de granulés
Points Faibles
- Très encombrant et lourd, demande un vrai espace extérieur et on n’a pas envie de le déplacer souvent
- Consommation de pellets non négligeable sur les longues cuissons ou à haute température, ce qui ajoute un coût à l’usage
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | PIT BOSS |
Un gros barbecue à pellets pour arrêter de jouer avec les braises
Je cherchais un gros barbecue à pellets depuis un moment, surtout pour arrêter de passer mes journées à surveiller un offset au feu de bois. J'ai fini par prendre ce Pit Boss Navigator 1150, principalement pour la taille de la surface de cuisson et la gestion automatique de la température. Je l’utilise depuis quelques semaines, pour des cuissons rapides le soir et deux grosses sessions fumage le week-end (ribs, pulled pork, poulet entier, etc.).
Concrètement, je ne suis pas un chef, je veux juste un truc où je mets la viande, je règle la température, et ça cuit sans que je doive rester collé au barbecue toutes les 4 minutes. De ce côté-là, ce modèle fait le job. La plage de température est large (85°C à 260°C, avec une option de flamme directe qui monte bien plus haut pour saisir), et surtout, la température reste assez stable, ce qui est pour moi le point clé sur un pellet grill.
Mais tout n’est pas parfait non plus. Le truc est énorme, lourd, et faut quand même aimer bricoler un peu pour le montage. Il y a des points vraiment réussis, comme l’espace de cuisson et la facilité de contrôle, et quelques détails un peu agaçants, comme le poids, l’encombrement, et la conso de pellets dès qu’on tape dans les températures un peu hautes. Ce n’est pas un jouet à sortir sur un petit balcon.
Dans ce test, je vais surtout parler comme je l’ai vécu : montage, prise en main, gestion de la température, qualité des matériaux, entretien, et si, pour le prix, ça vaut le coup par rapport à d’autres options (type Weber, Traeger, ou un bon vieux barbecue charbon). Si tu cherches des envolées lyriques, tu peux passer ton chemin, là on est plutôt sur "est-ce que ça cuit bien, est-ce que ça tient la route, et est-ce que ça vaut le billet".
Rapport qualité-prix : pas donné, mais cohérent vu la taille et les fonctions
Niveau prix, on est clairement sur un gros investissement. Ce n’est pas le petit barbecue d’appoint à 200 €. Mais il faut remettre ça dans le contexte : taille de la surface de cuisson, capacité du bac à pellets, options (flamme directe, contrôle numérique, etc.), et qualité globale des matériaux. Comparé à certaines marques plus "premium" type Traeger sur des volumes équivalents, le Pit Boss reste souvent un peu en dessous en prix pour des specs assez proches, voire meilleures sur certains points (surface, bac à pellets).
Le rapport qualité-prix, je le trouve correct si tu sais pourquoi tu l’achètes. Si ton objectif, c’est de faire deux merguez et trois chipos par mois, ça n’a aucun sens. Par contre, si tu cuisines souvent pour du monde, que tu veux faire du fumage long, et que tu es prêt à investir dans les pellets, là ça devient cohérent. En gros, c’est un appareil pour quelqu’un qui va vraiment l’utiliser, pas pour un usage très occasionnel.
Il faut aussi compter le coût des granulés de bois. Ce n’est pas ruineux, mais sur une saison où tu enchaînes les cuissons longues, ça finit par représenter un petit budget. Par rapport au charbon, ça peut revenir un peu plus cher, mais tu gagnes en confort, en régularité et en temps passé à surveiller. À toi de voir si cette différence vaut l’investissement. Pour moi, qui aimais bien le fumage mais pas le babysitting permanent de l’offset, le calcul se tient.
En résumé, ce n’est pas une bonne affaire "pas chère", c’est un gros achat plutôt bien positionné pour ce qu’il propose. Il y a sûrement moins cher si tu acceptes une surface plus petite ou moins de fonctions. Et il y a plus cher avec plus de finition ou de connectivité. Là, on est au milieu : sérieux, complet, mais pas pour les budgets serrés ni pour un usage ultra occasionnel.
Design : massif, pratique, mais faut avoir la place
Visuellement, le Navigator 1150 ne cherche pas à être discret. C’est un gros bloc noir en acier, avec une chambre de cuisson type baril, un gros bac à pellets sur le côté, et deux grandes roues + deux petites autobloquantes pour le déplacer. En largeur, on est autour de 160 cm une fois tout monté, donc si tu as une petite terrasse ou un balcon, oublie direct. C’est vraiment pensé pour un jardin ou au moins une grande terrasse carrelée.
Ce qui m’a plu dans le design, ce sont les surfaces latérales réglables. En pratique, ça fait une vraie différence : poser les plats, les assiettes, les sondes, les sauces, ça évite d’avoir à courir entre le barbecue et la table. Il y a aussi pas mal d’espace de rangement en dessous, ce qui est utile pour stocker quelques accessoires (gants, brosses, etc.), même si je ne laisserais pas les sacs de pellets en plein air juste là, à cause de l’humidité.
L’écran numérique est bien placé, assez lisible, et les commandes sont simples : bouton de mise en route, réglage de température, sélection du mode, etc. On n’est pas sur une usine à gaz avec 30 boutons. Par contre, il faut accepter le look très "machine". Si tu cherches un truc design en inox brossé pour faire joli sur une terrasse de loft, ce n’est pas vraiment ça, là on est plus sur l’outil fonctionnel qui assume son côté massif.
Niveau ergonomie, la hauteur de la grille est correcte, on ne se casse pas le dos à chaque fois qu’on ouvre le couvercle. Le couvercle est assez lourd, mais la poignée en inox est large et agréable à saisir, même avec des gants. Le seul point qui m’a un peu agacé, c’est la place que prend le bac à pellets sur le côté : pour le rangement, ça rajoute une bonne largeur, donc faut vraiment anticiper l’emplacement définitif. Une fois posé, on n’a pas envie de le bouger tous les week-ends.
Matériaux et finitions : costaud, mais pas indestructible
Le barbecue est annoncé en acier robuste avec finition peinte. En main, on sent qu’on n’est pas sur de la tôle de canette, les parois ont une certaine épaisseur et le poids global (plus de 80 kg) confirme qu’il y a de la matière. Le ressenti général, c’est du solide : rien ne sonne creux, les grilles tiennent bien en place, et le châssis ne bouge pas quand on ouvre/ferme le couvercle un peu vivement.
La poignée est en inox, ce qui est un bon point pour la tenue dans le temps, surtout avec la chaleur et la graisse. Les roues sont grandes et assez larges à l’arrière, ce qui aide à le déplacer sur une terrasse ou un sol relativement plat. Par contre, ne rêve pas, ce n’est pas fait pour rouler sur du gravier ou un terrain très irrégulier, tu vas vite galérer à cause du poids. Les deux petites roues autobloquantes à l’avant font le job pour le stabiliser.
Côté peinture, après plusieurs utilisations avec des températures assez hautes, je n’ai pas vu de cloques ni d’écaillage, donc pour l’instant, ça tient. Mais comme tous les barbecues peints, si tu le laisses toute l’année dehors sans housse, sous la pluie et le soleil, tu auras forcément de la corrosion à un moment. Ce n’est pas spécifique à ce modèle, c’est juste la réalité de l’acier peint. Vu le prix, je conseille clairement une housse correcte et d’éviter de le coller dans un coin humide.
Les matériaux internes (grilles, déflecteurs, etc.) ont l’air sérieux aussi. Les grilles sont suffisamment épaisses pour garder la chaleur, et on n’a pas cette impression de truc qui va se tordre au premier choc. Par contre, tout ça demande un peu d’entretien : brossage régulier, vidage du bac à graisse, nettoyage des cendres. Ce n’est pas compliqué, mais il ne faut pas le négliger si tu veux que le matériel tienne plusieurs saisons sans se dégrader.
Durabilité et entretien : ça semble parti pour durer si tu en prends soin
Je n’ai pas plusieurs années de recul, donc je ne vais pas inventer une histoire, mais avec quelques semaines d’utilisation intensive, on peut déjà voir si ça part mal ou pas. Pour l’instant, rien ne s’est tordu, desserré ou mis à rouiller immédiatement, ce qui est plutôt bon signe. Les charnières tiennent bien, le couvercle se ferme toujours correctement, et les roues sont toujours bien en place malgré quelques déplacements.
La marque parle de matériaux résistants aux intempéries, mais soyons clairs : si tu le laisses à poil dehors toute l’année sous la pluie, il vieillira mal, comme tous les barbecues en acier peint. À mon avis, pour qu’il dure, il faut au minimum une housse correcte et éviter de le poser dans un coin qui garde l’humidité. Vu le poids et la taille, tu ne vas pas le rentrer et le sortir du garage tous les week-ends, donc il faut anticiper son emplacement et son niveau de protection.
Sur la partie mécanique/électronique (vis, panneau de contrôle, système d’alimentation en pellets), je n’ai pas eu de bug pour l’instant. L’allumage se fait correctement, pas de ratés, et le système de vis sans fin qui amène les pellets ne s’est pas bloqué. Après, comme tous les pellet grills, un minimum d’entretien est nécessaire : vider les cendres, nettoyer la chambre de combustion, éviter que la graisse ne s’accumule trop. Si tu négliges ça, tu augmentes clairement le risque de problèmes à moyen terme.
En résumé, niveau durabilité, ça donne l’impression d’un appareil sérieux, mais qui demande un utilisateur un minimum soigneux. Si tu es du genre à laisser traîner ton matos sous la pluie et à ne jamais nettoyer, ce n’est pas le bon investissement. Si tu es prêt à passer un peu de temps à l’entretenir et à le protéger, il a tout ce qu’il faut pour tenir plusieurs saisons sans broncher.
Performance : température stable, bonne polyvalence, mais ça boit des pellets
C’est vraiment sur la performance que ce Pit Boss se défend le mieux. La gestion de la température est franchement propre pour un appareil de ce type. Quand je règle 110–120°C pour du low & slow (ribs, pulled pork), la température reste stable, avec de petites variations mais rien de dramatique. Pas besoin de rester devant à régler toutes les 10 minutes, ce qui change la vie par rapport à un offset ou un barbecue charbon classique où tu dois constamment surveiller les braises.
La montée en température est correcte : on n’est pas sur la vitesse d’un barbecue gaz, mais pour un pellet grill, ça va. Pour des cuissons autour de 180–200°C (poulet entier, légumes, etc.), il atteint la température en un temps raisonnable et la maintient sans souci. L’option de flamme directe est vraiment utile pour saisir des steaks ou marquer des burgers. On n’est pas exactement au niveau d’un bon charbon bien rouge, mais on arrive à faire une croûte correcte, bien meilleure que sur certains pellet grills qui restent timides côté saisie.
Par contre, il faut être honnête : dès que tu montes un peu en température ou que tu fais des cuissons longues, la consommation de pellets grimpe. Le bac de 14,5 kg est un vrai plus, mais ce n’est pas juste un gadget, il en faut réellement quand tu fais 8–10 heures de cuisson. Ce n’est pas dramatique, mais il faut intégrer le coût des pellets dans le budget global, surtout si tu cuisines souvent.
En pratique, j’ai fait : ribs à 120°C sur 6 heures, pulled pork sur 8+ heures, poulet entier à 180°C, et quelques sessions plus courtes pour des grillades. À chaque fois, les résultats étaient réguliers, pas de grosses surprises, et le goût fumé est bien présent sans être agressif (après, ça dépend aussi beaucoup du type de pellets que tu mets). Pour moi, la vraie force de ce modèle, c’est cette combinaison : grande surface, température stable, et assez de puissance pour faire à la fois du low & slow et des cuissons plus directes.
Présentation : un monstre de 1150 avec plein de place et un gros bac à pellets
Sur le papier, le Pit Boss Navigator 1150, c’est simple : un gros barbecue à pellets en acier, avec une énorme surface de cuisson (environ 90 x 50 cm, soit plus de 7400 cm²) et un bac à pellets de 14,5 kg. En gros, tu peux charger une demi-saison de cuisson dedans avant de devoir re-remplir, surtout pour les cuissons à basse température. C’est un modèle orienté extérieur uniquement, clairement pas fait pour être bougé tous les quatre matins vu les 80+ kg annoncés (et on les sent passer).
La marque met en avant la "diversité de cuisson 8 en 1" : fumer, cuire, braiser, rôtir, griller, saisir, etc. En vrai, ça veut surtout dire que tu peux faire du low & slow à 110–120°C pour des ribs ou du pulled pork, et monter bien plus haut pour des steaks ou des pizzas. Le point intéressant, c’est l’option de flamme directe, qui permet de saisir plus fort que les pellet grills basiques qui restent un peu mous pour la croûte.
On a un tableau de commande numérique avec affichage LED, un système de contrôle de la fumée, et un grand bac à granulés avec une fenêtre pour voir le niveau et une vidange par le bas. Ça, c’est pratique quand tu veux changer de type de pellets (par exemple passer de hickory à fruitier) sans devoir tout écoper à la main. Les côtés réglables offrent aussi de la surface de travail, ce qui évite de jongler avec les plateaux à moitié ouverts sur une table bancale.
Globalement, la présentation colle à ce qu’on attend d’un gros pellet grill moderne : gestion auto de la température, grande surface, gros bac, roues pour le bouger un minimum, et quelques options "bonus" type flamme directe. Ce n’est pas un gadget de terrasse, c’est un outil pour quelqu’un qui veut faire des cuissons longues et nourrir du monde sans se prendre la tête toutes les dix minutes sur les braises.
Efficacité au quotidien : tu règles, tu laisses tourner, ça cuit
Au quotidien, ce qui m’a le plus marqué, c’est le côté "je programme et j’oublie presque". Tu allumes, tu règles la température sur le panneau numérique, tu laisses le système gérer l’apport de pellets et la ventilation, et tu peux faire autre chose à côté. Bien sûr, il faut quand même jeter un œil de temps en temps, mais on est loin du stress des barbecues où tu dois tout recalculer à chaque rafale de vent.
Pour les longues cuissons, c’est là que l’efficacité se voit vraiment. Sur un pulled pork, par exemple, je l’ai lancé tôt le matin, j’ai contrôlé deux-trois fois dans la journée, et c’est resté dans la bonne plage de température tout du long. Pas besoin de remettre du bois, pas de gestion de cheminée, juste surveiller la sonde de temps en temps. Pour quelqu’un qui aime bien manger fumé mais qui n’a pas envie de passer sa journée à jouer au pitmaster, c’est clairement un bon compromis.
Autre point efficace : la surface de cuisson. Tu peux facilement gérer plusieurs types d’aliments en même temps : ribs d’un côté, légumes ou pommes de terre de l’autre, voire un poulet en plus. Ça évite de faire plusieurs tournées et ça suffit largement pour nourrir une grande tablée. L’espace latéral pour poser les plats aide aussi à garder un flux de travail fluide, sans avoir à courir partout.
Là où c’est un peu moins efficace, c’est sur le nettoyage : ce n’est pas horrible, mais il y a quand même des cendres, de la graisse, et quelques recoins à gérer. Le bac à graisse facilite un peu la tâche, mais il faut accepter de prendre 10–15 minutes après une grosse session pour le remettre propre. Pour moi, ça reste correct vu la taille de la bête, mais si tu cherches un truc zéro entretien, tu seras déçu. Globalement, pour la cuisson pure, l’efficacité est au rendez-vous, on gagne du temps et de la tranquillité par rapport à des systèmes plus classiques.
Points Forts
- Grande surface de cuisson, pratique pour nourrir beaucoup de monde ou gérer plusieurs plats en même temps
- Température stable et gestion automatique qui simplifient énormément les cuissons longues
- Bac à pellets de grande capacité avec fenêtre et vidange, pratique pour les longues sessions et le changement de granulés
Points Faibles
- Très encombrant et lourd, demande un vrai espace extérieur et on n’a pas envie de le déplacer souvent
- Consommation de pellets non négligeable sur les longues cuissons ou à haute température, ce qui ajoute un coût à l’usage
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Pit Boss Navigator 1150, c’est un gros barbecue à pellets qui fait exactement ce qu’on attend de lui : beaucoup de place, une température assez stable, et la possibilité de faire aussi bien du fumage long que des grillades un peu plus nerveuses avec la flamme directe. Le confort d’utilisation est réel : tu règles, tu laisses tourner, et tu n’es plus esclave des braises comme sur un offset ou un barbecue charbon. Pour quelqu’un qui aime le fumé et les grosses tablées, c’est clairement agréable au quotidien.
Ce n’est pas parfait pour autant. Il est massif, lourd, demande de la place, et il ne faut pas oublier le coût des pellets à la longue. Le montage prend un peu de temps, le nettoyage demande un minimum de discipline, et il faut prévoir une housse ou un emplacement correct si tu veux qu’il tienne plusieurs années. Ce n’est pas non plus le meilleur choix si tu cherches juste à faire deux grillades rapides de temps en temps.
Pour résumer : je le conseille à ceux qui ont un jardin ou une grande terrasse, qui cuisinent souvent dehors, et qui veulent passer au pellet pour la régularité et le confort sans tomber dans des prix délirants de certaines marques. Si tu as peu de place, un petit budget, ou que tu fais du barbecue trois fois par an, passe ton chemin, tu ne rentabiliseras ni la taille ni le prix de la bête.